Antoine Melo's blog
Wednesday, July 28, 2004
  Carrière, management, gestion, pratique ... 150 conseils pour gagner
MANAGEMENT

Conduite du changement
Les cinq principes à respecter
La conduite du changement demande de la méthode, ou plutôt un panaché de méthodes. Les points que vous ne devez pas négliger pour réussir. (mai 2004)

En une dizaine d'années, les pratiques de conduite du changement se sont considérablement développées. De la simple formation des salariés, aux démarches psychosociologiques, les approches pour mener un tel projet sont multiples. "Mais elles sont toutes nécessaires à la réussite du changement", estime Jean-Michel Moutot, co-auteur du livre "Pratiques de la conduite du changement" et associate partner d'IBM (voir notre sélection d'ouvrages). En compagnie de Florence Amiel, directeur des ressources humaines du cabinet Axessio, et de Frédéric Dussart, président directeur général d'EMC France, Jean-Michel Moutot livre les conseils clefs pour la conduite du changement.
1 Obtenir l'adhésion
Première étape à mener, l'adhésion ne s'obtient pas sans informer les salariés et leur expliquer le bien-fondé des changements. Elle repose sur la mobilisation de toutes les énergies autour d'un même objectif : transformer l'entreprise. L'ennemi à combattre : la résistance au changement. "Cette réaction est normale et se traduit par une émotion qui varie d'une personne à l'autre, explique Florence Amiel. Il faut donc être à l'écoute de chaque personne, informer en adaptant son discours, pour amener tous les acteurs à prendre en charge leur propre évolution." Mais attention : l'équipe en charge de conduire le changement, "porteuse de messages qui gênent", ajoute Jean-Michel Moutot, a souvent tendance à s'isoler. Au contraire, "elle doit s'intégrer au cœur de l'entreprise, pour être en interaction avec l'ensemble des collaborateurs". L'adhésion s'obtient uniquement de l'intérieur.

2 Etre "psy"
Les démarches psychosociologiques privilégient le brainstorming et l'action collective. Elles misent donc sur l'influence mutuelle entre les personnes. "Ces approches comportementales sont à utiliser car elles permettent une meilleure implication des acteurs", explique Jean-Michel Moutot. Ce point de vue est partagé par Florence Amiel qui conseille de "s'appuyer dans un premier temps sur les salariés qui accueillent favorablement le changement". Bref, il faut savoir utiliser le concept viral pour diffuser les nouveaux objectifs.

3 Communiquer
Au début du projet, une communication individuelle est naturellement menée auprès des managers. "Il s'agit d'un groupe restreint d'interlocuteurs qu'il faut travailler au corps à corps", précise Jean-Michel Moutot. Une fois que ce premier groupe adhère au projet, commence une nouvelle étape charnière qui consiste à faire adhérer l'ensemble des collaborateurs de l'entreprise. "Il faut alors passer à une communication collective qui nécessite des compétences et des méthodes particulières, que les praticiens de la communication individuelle ne possèdent souvent pas." Mieux vaut donc, à cette étape, passer le relais à de nouveaux acteurs plus compétents pour accomplir cette mission délicate : la direction de la communication ou des spécialistes externes.

4 Coordonner les équipes
Toute conduite du changement se décompose en une multitude d'initiatives à mener au sein des différents services de l'entreprise. Dans cette optique, il semblerait logique de constituer des groupes de travail indépendants. Mais ce serait une erreur. "Les managers et les collaborateurs seraient alors sollicités à plusieurs reprises et pour les mêmes raisons", explique Jean-Michel Moutot. Pour éviter de semer la confusion, en diffusant des messages contradictoires, il est indispensable de coordonner les différentes équipes qui planchent sur le projet et d'assurer une grande transversalité dans la composition des groupes de travail.

5 Savoir gérer dans le temps
La conduite de changement ne peut pas se limiter à la seule gestion de projet, comme l'ont prouvé les multiples échecs du passé, "notamment parce que cette approche n'intègre pas le risque humain", précise Jean-Michel Moutot. Faute de s'inscrire dans une gestion de projet pure, il est néanmoins vital de formaliser et de planifier des tâches afin de suivre leur exécution et de veiller au respect des coûts et des délais impartis. "Respecter ses engagements auprès des décideurs, des clients et des collaborateurs est essentiel", souligne Frédéric Dussart. Dans la forme, la conduite du changement n'est pas un projet à aborder comme les autres. Dans sa mise en oeuvre, elle nécessite encore plus de rigueur qu'un projet standard.


Désamorcer les situations délicates
Cinq réflexes face aux situations critiques
Assumer et résoudre les situations critiques, c'est le défi de tout manager. Cinq conseils simples pour y parvenir. (mars 2004)

Comment gérer une situation de crise. Partir en courant ? Devenir violent ? Ces réactions nous guettent. Pourtant, rien ne vaut le dialogue. Quelques bons réflexes peuvent faire la différence. Emmanuelle Tran Thanh Tam livre ses conseils pour prévenir, gérer et tirer les leçons d'un problème délicat. Elle dirige le cabinet ACYAN, spécialisé dans l'accompagnement des managers et des dirigeants. Elle est co-auteur, avec Tea Lucas de Peslouan, de Manager les situations difficiles (*).

1 Prévenir les conflits
Certains réflexes au quotidien peuvent permettre d'éviter de nombreux problèmes au manager. "Il faut combiner différentes compétences managériales comme l'écoute, la capacité à se mettre à la place de l'autre, la délégation, la confiance", détaille Emmanuelle Tran Thanh Tam. Ces qualités tiennent à la personnalité de chacun, mais peuvent aussi s'apprendre. "C'est une véritable hygiène de vie, qui demande avant tout d'accepter de se remettre en cause." Avant d'éclater, le conflit peut également se prévoir par divers signes avant-coureurs, en particulier dans le comportement des collaborateurs. Dans ce cas, autant faire le point avant que la situation ne se complexifie...

2 Faire vite... mais prendre le temps
Si un problème couve, mieux vaut réagir immédiatement. Plus le problème perdure, plus il risque de devenir insidieux. Premier réflexe : tenter de remonter jusqu'à la cause du problème. Quel est exactement l'objet du désaccord ? Comment est-il formulé par les deux parties ? La réaction doit être rapide, mais le manager doit ensuite savoir accorder le temps nécessaire au problème. Pour cela, il faut pouvoir déléguer et se reposer sur une bonne organisation. "L'assistante peut par exemple jouer un rôle clé pour trouver une solution" remarque Emmanuelle Tran Thanh Tam.

3 Maintenir le dialogue
Il n'est jamais trop tard pour rétablir le dialogue. Une coupure risque en effet d'être irréversible. Le manager doit donc tout faire pour maintenir le dialogue, en cherchant à questionner ou encore à reformuler le problème. "Les incompréhensions ou malentendus reposent souvent sur la forme sur laquelle on se focalise. On oublie du coup le fond du problème", prévient Emmanuelle Tran Thanh Tam. Autre élément important : faire preuve de souplesse dans la relation, sans pour autant se "défiler", et éviter toute escalade. "La relation ne doit pas rester symétrique. Si les deux parties sont très agressives, on aboutit alors à l'affrontement. Mais si les deux optent pour le dos rond, on risque alors l'impasse."

4 Maîtriser son stress
Le dialogue se déroule d'autant mieux que la forme ne l'emporte pas sur le fond. Pour cela, le manager doit savoir gérer ses émotions. On cherchera à toujours s'en remettre aux faits, et non au ressenti. Les émotions doivent être au service de l'action. "Très souvent, des problèmes de la vie privée ont un fort impact sur le niveau de stress au travail. Il ne faut pas hésiter à en parler, avec discrétion" note Emmanuelle Tran Thanh Tam. Dans toute situation délicate, il ne faut donc pas oublier le rôle que jouent l'affectif, aussi bien pour le manager que pour le managé.

5 En tirer les leçons
Une situation délicate s'inscrit souvent dans le cadre d'un problème plus large, ayant des composantes organisationnelles, comportementales, émotionnelles... Les solutions apportées dans le feu de l'action ne seront pas généralement suffisantes. Par exemple, si un commercial est confronté à un client difficile, il faudra se demander quelle est la réelle responsabilité de l'entreprise dans le conflit. Entre deux personnes, les mésententes sont rarement résolues sur le fond. Dans certains cas, il ne faudra pas hésiter à se séparer à terme d'une personne pour préserver l'équipe.


Les think tanks les plus influents

La France, où le concept est encore récent, compte à ce jour quelques dizaines de think tanks. Le Journal du Management répertorie les clubs et les instituts d'entrepreneurs qui ont tissé les réseaux les plus efficaces en France. Leurs objectifs, leurs membres, leurs actions.
L'Ami Public François Dupuy (président de l'Ami Public et président de Mercer Delta Consulting France)
Le Club des Vigilants Bernard Esambert (ancien PDG de la Financière Edmond de Rothschild, photo), Christian Blanc (ancien PDG d'Air France)
Confrontations Europe Jean Peyrelevade (ancien président du Crédit Lyonnais, photo), Michel Rocard (ancien Premier ministre)
Croissance Plus Christian Poyau (PDG de Micropole-Univers, photo), Jean-René Boidron (PDG de Cosmobay)
En Temps Réel Denis Olivennes (PDG de la Fnac, photo), Nicolas Dufourcq (ancien PDG de Wanadoo)
Entreprise et Progrès Paul Dubrule (ancien co-président du groupe Accor, photo), Francis Gautier (vice-président du groupe Danone)
Fondation Concorde Guillaume Sarkozy (numéro 2 du Medef, photo), Didier Salavert (PDG de Finatech)
Génération Entreprise Charles Beigbeder (PDG de Poweo, photo), Serge Ragozin (directeur général du groupe Accor)
Ifri Pierre Lepetit (ancien consul de France à Houston, photo), Thierry de Montbrial (Conseil de prospective européenne)
Institut de l'Entreprise Michel Bon (président de l'Institut de l'Entreprise et ancien président de France Télécom) Lire l'interview
Institut Montaigne Claude Bébéar (ancien président d'Axa, photo), Henri Lachmann (PDG de Schneider Electric)
Paris PWN Caroline Detalle (directrice des ressources humaines de Bain & Company, photo), Margaret Milan (fondatrice d'Eveil & Jeux)
Prométhée Gérard Pfauwadel (directeur général du groupe AGF, photo), Pierre Hurstel (DRH d' Ernst & Young)
L'Adalec Laurence Dugué (ancien directeur des partenariats chez SAP, photo), Sylvain Mercier (Alliance EMEA, Microsoft)


Réanimez vos réunions
Les cinq règles de l'animateur efficace
La conduite de réunion nécessite certains réflexes. Rien ne doit être oublié, même pas l'aménagement de la salle qui peut conditionner, à lui tout seul, le succès ou l'échec d'une rencontre. (septembre 2003)

Le rôle de l'animateur est essentiel dans le bon déroulement d'une réunion. En suivant quelques règles élémentaires, l'animateur peut éviter les grands pièges classiques et garantir une efficacité minimale face aux objectifs affichés avant une réunion. Explications avec Raymond Sibileau, consultant chez Spécific, un organisme spécialisé dans le coaching, le conseil et la formation.

1 Un cadre précis
Une réunion doit bénéficier d'un cadre précis et le plus étroit possible, d'un objectif à atteindre et d'une durée de temps limitée. Ces différentes informations doivent être transmises aux participants avant que la réunion se tienne. "La mise en place de ce cadre est impérative, souligne Raymond Sibileau. Dans le cas contraire, vous vous retrouvez avec des réunions qui n'aboutissent sur rien, qui se multiplient, qui durent des heures et qui laissent des souvenirs pitoyables à tout le monde." Une bonne façon de cadrer ses réunions : systématiser la réalisation d'un ordre de jour avec les objectifs à atteindre. Quelques lignes, diffusées par e-mail auprès des participants concernés, peuvent faire l'affaire.

2 Penser au lieu
Une réunion c'est aussi un lieu de rencontre. Et pour que tout le monde se sente à l'aise, certains points sont à surveiller. "La principale erreur, c'est de faire une réunion dans une salle trop grande, avec quatre personnes que se retrouvent séparées de plusieurs mètres autour d'une table bien trop imposante. Il faut trouver une salle adaptée ou, si ce n'est pas possible, ne pas avoir peur de revoir la disposition du mobilier pour constituer une table plus petite." Autres réflexes pour le confort des participants : mettre à disposition de l'eau ("un catalyseur d'énergie", insiste Raymond Sibileau) et s'assurer que la température de la pièce est agréable.

3 Scénariser
L'introduction et la conclusion sont les éléments clefs d'une réunion. L'introduction doit mettre en confiance les participants tandis que la conclusion doit veiller au fait que tout le monde partage la même perception des décisions prises. "Après l'introduction, il faut toujours commencer les réunions par les points les plus importants ou les plus délicats. Sinon, ces points seront traités à la va-vite en fin de réunion et le risque qu'aucune décision ne soit prise est alors très élevé. Mieux vaut donc finir par les questions diverses, avant de conclure."

4 Parole et hiérarchie

Le rôle de l'animateur est central. Il assure le respect de l'ordre du jour, et notamment la durée prévue pour chaque thème, mais aussi rythme la prise de parole en permettant à chaque participant de s'exprimer. Bref, l'animateur doit s'imposer, en douceur et par l'humour, sur l'assistance. Une position plus facile à maîtriser quand l'animateur est le supérieur hiérarchique direct des participants. "Mais attention, note Raymond Sibileau, selon l'objectif de la réunion, il peut être intéressant de dissocier animation et niveau hiérarchique. Par exemple pour une réunion de création, où l'objectif est de trouver des solutions innovantes, un animateur en position de supériorité hiérarchique risque de trop influencer les échanges. L'exemple type est le dirigeant qui lance en réunion 'Qu'est-ce que vous pensez de cette idée géniale ?'. Dès lors, les échanges ne sont plus fructueux."

5 Vive le changement
Toutes les règles de base de la conduite de réunion, abordées ci-dessus, sont importantes. Mais une dernière règle l'est encore plus : ne pas appliquer de façon trop stricte toutes les règles de base. Autrement dit, laisser une marge de manoeuvre aux participants. "On ne peut pas tout contrôler dans une réunion. L'animateur doit également percevoir l'émergence d'un point imprévu, parfois favoriser une certaine pagaille pour faire apparaître les idées des uns et des autres. Il faut toujours montrer aux participants qu'ils ont un rôle à jouer. Sinon il ne s'agit plus d'une réunion mais d'un meeting tenu par l'animateur."



Négocier gagnant
Cinq principes pour bien préparer sa négociation
Une bonne préparation, c'est une négociation à moitié gagnée. L'information en est le nerf de la guerre. (janvier 2004)

En arrivant à prendre en considération la partie adverse, le négociateur peut mieux évaluer les concessions possibles et les valoriser. Et pour connaître son interlocuteur, rien de mieux que la préparation qui permet aux négociateurs de gagner la confiance nécessaire pour ensuite improviser. La maîtrise du dossier offre également plus de crédibilité face à ses adversaires et permet de s'accorder en interne, d'harmoniser les points de vue et de pousser ses collaborateurs à faire preuve de réalisme. Pour bien maîtriser la préparation de négociation, cinq éléments sont à étudier de près : les enjeux et les objectifs, la partie adverse, le contexte, la stratégie et le déroulement.
1 Définir les objectifs
La définition des objectifs se fait généralement en collaboration avec des membres de l'entreprise qui ne participeront pas à la négociation. Il s'agit parfois d'une véritable négociation en interne. Les contraintes et les enjeux pour arrêter les objectifs ne sont pas seulement financiers, mais aussi psychologiques, politiques ou conjoncturels. Cette étape doit permettre de définir des objectifs clairs et réalistes, tout en prévoyant une marge de manœuvre avec une hypothèse haute, une hypothèse basse et un seuil à ne pas franchir. Lorsque la négociation se déroule en plusieurs étapes, des réunions de bilan et de préparation sont indispensables en interne.

2 Etudier la partie adverse
L'information joue un rôle déterminant lors d'une négociation. Il faut chercher à connaître la partie adverse, c'est-à-dire les acteurs qui seront présents à la table des négociations, leurs collaborateurs non présents et les tiers, par exemple les salariés, l'opinion publique ou la presse. Quels sont leurs enjeux ? Quels sont leurs objectifs ? Quels sont leurs atouts ? Pour répondre à ces questions, il peut être utile de se mettre à la place des interlocuteurs : la négociation fait appel à des facteurs humains parfois déterminants. Aussi faut-il sonder la personnalité et le pouvoir de chaque acteur. A partir de ces éléments, le négociateur peut se faire une idée du rapport de force entre les deux parties et déterminer une plage de discussions.

3 Se placer dans le contexte
La négociation peut avoir des antécédents, sur le même sujet ou non. Les négociateurs devront parfaitement les connaître. Lors de la préparation, ils devront également déterminer le contexte global et en mesurer les conséquences. Une situation de guerre donne par exemple d'autant plus de valeur au facteur temps. Cependant, le contexte ne doit pas prévaloir sur tout. Il faut parfois savoir s'en soustraire pour éviter qu'il ne mette en péril les objectifs. Enfin, il faut prendre en compte l'environnement. Où la négociation aura-t-elle lieu ? Dans la partie adverse ? Dans une zone neutre ? Comment seront placés les acteurs ? Les membres d'une même équipe pourront-ils communiquer entre eux ?

4 Définir la stratégie de négociation
Pour envisager une négociation, il faut être disposé à lâcher du lest, à faire des concessions. Deux grandes manières de négocier sont ensuite possibles : la négociation intégrative (ou coopérative) et la négociation distributive (ou conflictuelle). Le choix de l'une ou l'autre dépend du résultat recherché (concessions unilatérales, mutuelles, compromis) et du rapport de force. A long terme, il faut toujours privilégier un accord "gagnant gagnant". Le type d'issue est aussi à déterminer : cherche-t-on l'accord de principe ? une déclaration d'intention ? un contrat signé ? Selon l'issue souhaitée, on choisira la tactique qui sera appliquée : le laisser venir, le retrait systématique, la maîtrise du temps…

5 Prévoir le déroulement
Pour chaque position à défendre, le négociateur doit préparer des arguments et des propositions. Dans le cas d'une équipe de négociation, il faut définir les rôles de chacun. Qui parlera ? Qui répondra aux propositions ? Par la suite, la différence se fera sur l'anticipation en tentant de prévoir les réactions des adversaires et les réponses possibles. Dans tous les cas, le négociateur devra préparer une solution de repli et envisager son application pratique. Il est par exemple possible de demander d'interrompre la négociation si elle prend une mauvaise tournure.


Motivation
Cinq principes pour motiver ses collaborateurs
Il n'y a pas que le salaire qui permet de motiver ses troupes. Des initiatives toutes simples redonnent également du baume au coeur. (janvier 2004)

En matière de motivation, les managers voient double. D'une part, ils doivent se pencher sur leur propre niveau de motivation. D'autre part, ils doivent se pencher sur le niveau de motivation de leurs collaborateurs. Il va sans dire que les deux aspects sont étroitement liés, un manager démotivé étant bien souvent un manager démotivant. Pour autant, un manager motivé n'est pas systématiquement motivant pour ses collaborateurs, à moins de savoir agir sur quelques leviers.

1 Communiquer
C'est la base de toute stratégie motivationnelle : le manager doit savoir communiquer avec ses collaborateurs. Sans communication active, difficile d'entretenir le niveau d'implication d'une équipe, à moins de s'appuyer sur le levier hasardeux de la "crainte". Cette communication doit se faire à trois niveaux : au quotidien (au travers des échanges opérationnels), à moyen terme (par exemple sur l'organisation et les priorités à venir du service) et à long terme (sur la stratégie globale de l'entreprise). On notera que par principe cette culture de la communication doit être descendante (voie hiérarchique) mais aussi montante, afin de permettre aux collaborateurs de s'exprimer. Dans cette logique, tous les canaux de communication peuvent être explorés : réunion, lettre d'information, intranet, entretien individuel, conversation informelle...

2 Faire confiance
Pas de motivation sans confiance : tous les spécialistes de la psychologie du travail s'accordent sur ce constat. Pour que vos collaborateurs s'épanouissent, donc cultivent un degré de motivation élevé, il leur faut disposer de leur propre espace d'action, pour lequel ils savent qu'ils bénéficient de votre confiance. Cette confiance s'exprime généralement par un management sous forme d'objectifs. Vos collaborateurs doivent connaître clairement les missions qui leur incombent et les objectifs qui y sont associés. Sauf problème avéré, le manager veillera à n'intervenir dans les missions de ses collaborateurs que lors des "points de contrôle" prédéterminés dans le planning. La confiance se gagne également sur le terrain des relations humaines : en faisant confiance à votre équipe, vous avez toutes les chances que votre équipe vous respecte. Un cercle vertueux en matière de motivation.

3 Responsabiliser
Après la confiance, vient la responsabilisation. Si le management par objectifs permet à chaque salarié de mieux identifier sa tâche et son rôle, le management par la responsabilisation permet d'offrir à vos collaborateurs une capacité de décision dans un champ d'action précis. De facto, cette capacité de décision offre à l'équipe des raisons supplémentaires de satisfaction si les objectifs sont atteints. Cette stratégie passe évidemment par la délégation, une façon de transmettre au passage sa propre motivation. Au-delà de l'implication, on se rappellera que la responsabilisation agit sur plusieurs facteurs essentiels en entreprise : la capacité d'innovation (en incitant les collaborateurs à mettre en oeuvre leurs idées), le degré de formation de l'équipe (en permettant aux collaborateurs d'étendre leurs compétences) ou encore la capacité à gérer les situations délicates (en habituant les collaborateurs à être autonomes).

4 Orchestrer
La motivation de vos collaborateurs repose également sur "l'excitation intellectuelle". Rien de mieux qu'un travail routinier pour saper, semaine après semaine, le niveau de motivation d'une équipe. Tel un chef d'orchestre, le manager doit savoir transmettre des impulsions à ses collaborateurs, en lançant de temps en temps des projets novateurs ou des "projets défis". Ces impulsions permettent de galvaniser les troupes, à condition que la réussite des projets soit clairement associée à une récompense (prime, journée de repos, soirée, repas...). Attention toutefois à ne pas tomber dans l'excès, en enchaînant défi sur défi. Une telle stratégie risque de décupler au-delà du raisonnable l'esprit de compétition entre les collaborateurs. Autre danger : les collaborateurs ne s'intéressent plus qu'aux "projets défis" et à la gestion des urgences, en laissant de côté les tâches de fond.

5 Soigner l'ambiance
Il va s'en dire que la motivation est étroitement liée à l'environnement dans lequel vos collaborateurs évoluent. Le manager devra donc être attentif à l'ambiance de son équipe ou de son service, en apprenant à connaître chaque salarié et en agissant sur les problèmes capables de perturber leur niveau de motivation. Cette logique implique, bien entendu, le fait d'organiser régulièrement des activités fédératrices (réunions, séminaires, formations...). L'ambiance repose également sur l'image qu'ont les collaborateurs de leur manager. A ce titre, la loyauté est l'une des qualités les plus déterminantes.


Maîtrisez votre temps
Cinq principes pour mieux gérer son temps
Contrôler son temps, c'est savoir prévoir et planifier. Mais pas seulement, car les "voleurs de temps" sont partout en entreprise. (décembre 2003)

Agir dans l'urgence, rendre un dossier au dernier moment, répondre à toutes les sollicitations… Après une journée bien remplie, un sentiment de puissance envahit les quelques-uns qui ont réussi à s'en sortir. Pourtant, bien gérer son temps, c'est refuser d'entrer dans ce cercle vicieux. La gestion du temps demande de prendre du recul et, paradoxalement, de savoir être lent. Les explications de deux experts ayant organisé des formations sur le thème : Jean-Louis Muller, responsable de l'offre management et développement des personnes à la Cegos et auteur des Stratèges du temps (voir notre sélection d'ouvrages), et Patrice Joulia, gérant du cabinet de conseil C2e.
1 Prévoir, hiérarchiser et planifier
C'est une règle de base : chaque semaine, une liste de ce qui est à faire, la fameuse "to do list", doit être établie. Ensuite, ces tâches doivent être triées selon la matrice d'Eisenhower : ce qui est important et urgent, urgent et non important, non urgent et important, non urgent et non important. Cette dernière catégorie de tâches doit être déléguée. "Pour déterminer l'importance et l'urgence d'un élément, explique Patrice Joulia, il faut toujours le relier à sa fonction, au périmètre de son poste et à ses obligations." Au final, l'agenda doit refléter ces priorités, "ainsi que deux grands principes, poursuit Patrice Joulia, qui sont commencer par faire ce qu'on apprécie le moins et regrouper les activités". En clair, ouvrir tous les jours pendant une heure un dossier prend plus de temps que de travailler sur ce même dossier d'une seule traite. "Il faut également se garder une marge, précise Jean-Louis Muller, et toujours prévoir environ 30 % d'imprévu dans une semaine."

2 Chasser les "voleurs de temps"
Les "parasites du temps" viennent aussi bien de l'extérieur que de l'intérieur de l'entreprise. Pour être maître du temps, mieux vaut donc trier, voire éviter, ces parasites. "Ce qui dérange le plus, explique Patrice Joulia, c'est la visite d'un collaborateur qui vient avec un nouveau problème, et donc des tâches supplémentaires." Pour éviter cet écueil, mettez en place des horaires de visite et communiquez-les à vos collaborateurs, tout en restant accessible en cas d'urgence. Bref, le manager ne doit pas avoir peur de s'isoler pour traiter les dossiers délicats. Autre grand voleur de temps : le téléphone. "Le téléphone portable doit est considéré comme une boîte vocale, et rien de plus, estime Jean-Louis Muller. Pour filtrer les appels du fixe, comptez sur votre assistante, ou sur un collègue si c'est temporaire."

3 Bien gérer ses e-mails
Rien de pire que la messagerie pour s'installer dans une situation de passivité. Répondre aux e-mails au fil de leur arrivée peut donner l'impression de travailler et d'être très disponible. Mais, in fine, cette stratégie s'avère être une perte de temps qui, en outre, limite le recul et la réflexion. Jean-Louis Muller pratique une méthode bien précise pour limiter ce phénomène : "J'utilise des couleurs qui me permettent de distinguer les messages en interne qui me sont adressés à moi seulement, les messages où plusieurs personnes sont en copie et enfin les e-mails de clients que je connais. Je gère en priorité ces derniers, puis les e-mails internes qui me sont destinés. Si j'ai le temps, je consulte les copies. De plus, j'ouvre ma messagerie uniquement le matin en arrivant au bureau, après le déjeuner et le soir. Le reste du temps, elle est fermée. Enfin, je réponds toujours en mode déconnecté. Cela m'évite de répondre du tac au tac, ou d'envoyer plusieurs mails au lieu d'un."

4 Etre un "stratège du temps"
N'allez pas croire que le temps est uniforme. Pour Jean-Louis Muller, le temps se décompose en "calories" : la charge physique, la charge mentale, le stress, le risque relationnel, la capitalisation des expériences, l'efficience probable et le plaisir. "Pour bien gérer son temps, il faut chercher à réduire au maximum les quatre premiers ingrédients et à maximiser les derniers", explique-t-il. Ces variables dépendent des individus et du moment. Certaines personnes sont, par exemple, plus en forme le soir et profitent du calme pour avancer sur des dossiers délicats. Etre un bon stratège, c'est savoir trouver le moment opportun, c'est-à-dire le bon moment pour soi, mais aussi pour les autres.

5 Prendre du recul
Patrice Joulia compare le manager à un pompier contraint d'éteindre les feux qui se présentent. "Tout le monde a l'impression d'être complètement aspiré par des tâches, sans avoir de temps pour la réflexion", estime-t-il. Pour résister à l'urgence, il faut donc cultiver le recul. "Les managers doivent se mettre en situation de lenteur interne, préconise Jean-Louis Muller, en régulant notamment leur respiration ou encore le débit de leur voix." Paradoxalement, il faut donc être lent pour bien gérer le temps, mais aussi savoir prendre de la distance. Entre deux activités à haute intensité, dix minutes de "sas" s'imposent pour envisager la suite. "Lorsqu'on doit prendre une décision importante, poursuit Jean-Louis Muller, il ne faut pas agir à chaud mais prendre connaissance de tous les éléments avant le soir et attendre le lendemain."


Management du stress
Cinq principes pour réguler le stress dans son équipe
Gérer son stress, c'est bien, mais pas suffisant. Le manager se doit aussi de veiller à son équipe, de la placer dans des conditions favorables et de réagir en cas de crise. (novembre 2003)

Manager par le stress peut donner des résultats très rapides et procurer une certaine autosatisfaction. Mais tous les spécialistes du stress sont d'accord sur un point : ce type de gestion est court-termiste, terriblement solitaire pour le manager et, in fine, conflictuelle. Très vite, la stratégie de la "pression" induit une dégradation de l'efficacité de l'équipe. A long terme, le meilleur calcul pour un manager est donc d'aider son équipe à bien gérer le stress. Le docteur Dominique Hoareau, auteur de "Apprivoisez votre stress", et Patrick Bouvard, consultant et auteur de "Le stress, cet ami caché" (voir notre sélection d'ouvrages) livrent les cinq grands principes que doivent suivre les managers pour réussir dans ce domaine. Deux mots d'ordre : écoute et finesse.

1 Détecter le stress
C'est une évidence, mais mieux vaut le rappeler : pour gérer le stress, il faut savoir le détecter. "Le manager doit comprendre ce qu'est le stress et ce qu'il n'est pas, souligne Dominique Hoareau. Pour cela, il ne faut pas hésiter à démystifier le stress, à se documenter." Afin de cerner la situation, le manager peut s'appuyer sur des outils d'évaluation, par exemple sous forme de questionnaires. "Il est très utile de faire un bilan au sein de son équipe, conseille Patrick Bouvard. Grâce à un questionnaire, il est possible de suivre dans la durée le niveau de stress de son équipe." Ce questionnaire doit permettre aux salariés d'exprimer les points positifs et négatifs qu'ils ressentent dans leur travail. Mais le manager ne doit pas se limiter à ce seul questionnaire. L'observation est un également un détecteur de stress très utile, d'autant que les symptômes sont nombreux : physiques, physiologiques, moraux, psychologiques, relationnels, intellectuels ou professionnels.

2 Une organisation anti-stress
Principal facteur de stress : l'incertitude. Un facteur qui peut prendre des proportions alarmantes quand il touche aux tâches ou aux objectifs des salariés. "Dans une équipe, il faut définir clairement les tâches de chacun sans qu'elles ne se recoupent, sans qu'il y ait de compétition interne, poursuit Dominique Hoareau. En somme, le manager doit trouver la frontière entre l'émulation et la perversion." Pour cela, rien de tel qu'un organigramme bien ficelé et que la mise en place d'objectifs précis et réalisables. Une mécanique qui n'empêche pas d'affronter les urgences, si le manager sait se montrer pédagogique en expliquant à son équipe les raisons des nouvelles exigences.

3 Réguler le stress au quotidien
Au quotidien, le manager doit avant tout être attentif au moindre signe de stress chez ses collaborateurs afin de réguler le problème avant qu'il ne prenne de l'importance. "En tant que manager, il faut être capable de laisser de la liberté et une marge de manœuvre, de confier des responsabilités et de transmettre de l'information, ajoute Dominique Hoareau. Cela permet au salarié de mieux prendre en compte les tâches qu'il a à assumer, donc de se responsabiliser, voire de prendre des initiatives." Le manager doit éviter de jouer la carte "copain" dans ses relations avec l'équipe, au risque de déstabiliser certaines personnes et de provoquer des conflits d'intérêt. En revanche, une qualité est à entretenir : l'écoute.

4 En cas de stress individuel
Premier réflexe pour le manager face à un phénomène de stress détecté chez l'un de ses collaborateurs : être disponible et attentif. "La mise en évidence d'un problème de stress majeur chez un collaborateur doit amener le manager à d'abord l'écouter", préconise Dominique Hoareau. Si le stress a une origine personnelle et met en danger la santé du salarié, le manager devra l'orienter vers son médecin traitant. "Si c'est la composante socioprofessionnelle qui est la plus perturbée, il faut voir d'abord le médecin du travail. La meilleure réponse reste encore celle que peuvent donner des professionnels qui connaissent le salarié et son lieu de travail." Ce type d'initiative doit être pris, bien entendu, avec l'accord du salarié.

5 En cas de stress d'équipe
Le stress n'est pas qu'un phénomène individuel : il peut devenir collectif et "s'auto-entretenir" par un mouvement circulaire, en passant d'un collaborateur à un autre. "Le premier réflexe pour le manager est de chercher les causes de ce stress collectif en provoquant des réunions ou des entretiens individuels, et en essayant de faire la part des choses entre vie privée et professionnelle, explique Patrick Bouvard. L'idéal est ensuite d'agir sur ces causes." Ici, le manager doit se montrer volontarisme : si certains problèmes sont identifiés, l'action est nécessaire. Car faute d'agir, le manager risque à son tour d'alimenter ce stress collectif.


Idoles des managers
Les 10 livres pro indispensables

1. L'Art de la guerre
Sun Tzu
Rédigé en Chine au cinquième siècle avant Jésus-Christ, L'Art de la guerre est le premier traité connu sur la stratégie militaire. L'ouvrage fait aujourd'hui figure de référence, même dans l'univers économique. Car de la stratégie guerrière au monde de l'entreprise il n'y a qu'un pas. Jean-François, directeur général adjoint chez Saint-Gobain, l'a franchi en publiant en 1999 Relire l'art de la guerre de Sun Tzu.
L'Art de la guerre, Flammarion

2. L'Intelligence émotionnelle
Daniel Goleman
Les capacités intellectuelles ne se limitent au seul QI. La compréhension des réactions émotionnelles est tout aussi importante pour ceux qui veulent contrôler leur volonté, leur degré de motivation ou développer leur aisance sociale. Ainsi est née la notion de QE, le Quotient Emotionnel. Une mécanique qui intéresse directement l'univers des entreprises. L'année dernière, Daniel Goleman, psychologue de formation, a d'ailleurs publié L'intelligence émotionnelle au travail.
L'Intelligence émotionnelle, Robert Laffont
L'intelligence émotionnelle au travail, Village Mondial

3. L'Avenir du management
Peter Drucker
Peter Drucker, écrivain et consultant, s'est imposé comme l'un des grands théoriciens du management. L'Avenir du management est sans nul doute l'ouvrage le plus complet sur les grandes problématiques du pilotage en entreprise. Peter Drucker y revisite toutes les grandes notions du management et les place en perspective avec l'entreprise de demain. Une bible.
L'Avenir du management, Village Mondial

4. Le macroscope
Joël de Rosnay
Et si, d'une certaine manière, tous les univers et toutes les organisations s'appuyaient sur des méta-mécanismes comparables ? Joël de Rosnay propose dans Le macroscope de faire un pas en arrière afin de saisir les grandes règles qui s'imposent à l'être vivant, à l'économie ou à la politique. Une manière de sortir la tête du guidon, un réflexe encore trop rare en entreprise.
Le macroscope, Points Essais

5. Le principe de Peter
Jean Peter
Il y a des livres savoureux, intelligents, justes et drôles. Le principe de Peter en fait partie. Certes la trame est construite sur toute une série d'anecdotes, mais plus de trente ans après sa publication, ce petit livre reste toujours en prise directe avec le monde des entreprises. Le principe de Peter ? Chaque employé tend à s'élever à son niveau d'incompétence...
Le principe de Peter, Livre de Poche
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PRATIQUE

Idées de pause
6 idées de pauses "actives"
La sportive
"J'avale des kilomètres" Etane Derhy
Pour faire du sport à midi, rien ne vaut la gym en salle ou la natation, qui demandent moins de temps que les sports collectifs, le tennis ou le golf. A moins de préférer le club-house aux terrains de sport. Au Club Med Gym, la période du déjeuner est très dense, surtout à la Défense ou sur les Champs-élysées à Paris. Autre possibilité, meilleur marché : le footing. Etane Derhy, chef de produits dans le groupe Raja, court une heure tous les jours à midi : "Avaler des kilomètres est l’occasion qui me permet de prendre le temps de faire le point, de réfléchir, d'anticiper. Je pense à ce que je vais faire, aux situations vécues dans la journée. Cette coupure m’aide énormément à relativiser et à voir les choses sous des points de vue différents". A vos marques...
Pour en savoir plus :
- Clubmedgym.com (pour pratiquer de la gym en salle)
- Paris.fr/fr/sport/ (annuaire des infrastrcutures sportives à Paris)

La détendue
Si vous n'avez pas de douche à disposition dans votre entreprise, si l'effort physique n'est pas vraiment votre truc, alors jouer la carte de la détente en vous offrant une balade, question de déplier les jambes après des heures passées en position assise. Vous pouvez également vous lancer dans une balade en vélo afin de dénicher un nouveau restaurant ou, tout simplement, faire vos courses. Un must, que l'on travaille à la ville ou à la campagne. "Tout le monde, ou presque, à une bicyclette à la maison, remarque Frédéric Lestang, réparateur de vélos à Paris. Plutôt que de la laisser rouiller dans un coin, il suffit un jour de l'apporter au travail et de la laisser à disposition. Dès qu'il fait beau, vous lui trouverez vite une utilité."
Pour en savoir plus :
- "52 balades à vélo" (à Paris, Lyon...) >>> Consulter les librairies
- "Guide du Routard : Paris balades" >>> Consulter les librairies

La mélomane
Une heure suffit pour se "défouler" sur un instrument de musique. Du coup, dans certaines entreprises, les salariés forment des groupes pour aller, de temps à autre, jouer des standards du rock ou se lancer dans la composition. Et vous serez surpris de découvrir que derrière bon nombre de vos collègues se cachent des musiciens en herbe. "Il y a une vraie demande pour jouer en groupe la semaine, et il n'y a pas de limite d'âge, admet Marc Kukujian, ingénieur du son. Nos studios de répétition sont ouverts tous les midis de la semaine. Le tarif de base pour réserver est de 12 euros de l'heure." A ce prix-là, vous vous offrez un boeuf au déjeuner.
Pour en savoir plus :
- Olga (moteur de recherche sur les partitions et les tablatures)
- Delamusic.com (guide des studios de répétition)

L'artistique
Que vous ayez trente minutes ou une heure devant vous, la pause de midi est l'occasion de laisser libre cours à vos élans artistiques. Un peu partout se multiplient des ateliers, des clubs et des associations qui vous permettent de peindre, sculpter ou d'écrire. "Notre atelier accueille entre 12 heures et 14 heures les gens qui travaillent dans le quartier, explique Suzanne Paulon, professeur de peinture à Paris. Il suffit que les personnes soient membres de l'association pour nous rejoindre. Nous mettons à leur disposition l'espace et tout le matériel nécessaire pour peindre et sculpter."
Pour en savoir plus :
- Atelier-ecriture.com (atelier d'écriture en ligne)
- Hypnotic (annuaire des cours de peinture)

La studieuse
Pourquoi ne pas joindre l'utile à l'agréable ? La pause de midi peut être l'occasion de développer de nouvelles compétences utiles, ou non, à son activité professionnelle. Certains salariés ont opté pour le classique cours d'anglais. D'après le Wall Street Institute, "midi c'est l'heure de pointe. La majorité de nos clients, principalement des actifs, suivent nos cours d'anglais pendant leur pause déjeuner". Plus original : le cours de cuisine. La demande existe mais l'offre ne suit pas selon Françoise Meunier, professeur de cuisine. "Je ne propose pas encore de cours entre midi et 14h. Mais je reçois de plus en plus de demandes d'actifs à la recherche de recettes simples ou qui souhaitent simplement se détendre et manger un morceau avant de reprendre le boulot."

Pour en savoir plus :
- Wallstreetinstitute.fr (cours d'anglais)
- Fmeunier.com (cours de cuisine)
- L'Internaute Cuisiner (quelques idées de recettes)

La coquine
Entre 12h et 14h, pourquoi ne pas s’accorder une pause coquine ? Dans l’enquête en ligne réalisée par Le Journal du Management (du 19 mars au 7 avril derniers, 1 036 réponses), plusieurs lecteurs l’ont suggéré, timidement. Ils ont préféré rester anonymes. Pas de témoignage donc...
Pour en savoir plus :
- Le Kâma Sûtra de Doctissimo

6 idées de pauses "paresseuses"
La cyber
Un sandwich dans une main et la souris dans l'autre, en route pour une virée sur la Toile. Dans le monde, 41 % des salariés déclarent s'adonner à cette activité, selon une étude de Websense International. Le succès de la cyber-pause peut s'expliquer par sa gratuité et sa facilité d'accès, mais aussi par les nombreuses possibilités qu'elle offre : s'informer, lire des histoires drôles, télécharger des jeux, "chatter", communiquer avec de parfaits inconnus sur des forums de discussion. Aujourd'hui, l'heure est à la création de son weblog sur un site dédié à cette seule fin. Réservé aux journalistes en herbe, le weblog est proche du journal intime, mais son contenu est plus condensé et interactif. Celui de Salam Pax est l'un des plus connus. Depuis le début de la crise au Proche-Orient, cet irakien utilise ce moyen pour faire part de ses critiques aux internautes du monde entier.
Pour en savoir plus :
- Joueb.com (site d'hébergement de weblog français)
- "Bagdad Blog", de Salam Pax >>> Consulter les librairies

La farceuse
Les farceurs profiteront de l'absence de leurs collègues, partis déjeuner, pour leur jouer un tour. Sur Internet, les suggestions ne manquent pas : "Enlevez la boule de la souris. Cette farce n'est pas très originale, mais elle a le mérite de nous faire rire encore et toujours. Le plus drôle, c'est de voir le temps qu'il faut au collègue pour comprendre le problème", propose un internaute sur un site de farces. Autre suggestion : "Retirez le câble reliant le combiné au téléphone. Le retentissement de la sonnerie suffira à vous faire rire. Si votre collègue met du temps à comprendre le problème, c'est le fou rire garanti".
Pour en savoir plus :
- "Les déblok : Farandole de farces" >>> Consulter les librairies
- "Petites farces de la vie quotidienne" >>> Consulter les librairies

La sortie
"Nous projetons régulièrement des films entre 11h et 15h mais ces séances ne trouvent pas vraiment leur public", indique le cinéma Accatone à Paris. Pourtant, aller voir un film constitue un moyen de se détendre avant de reprendre le travail. D'ailleurs, les séances de cinéma sont souvent moins chères à ce moment de la journée. Autres suggestions, du même ordre : aller voir une exposition ou visiter un musée.
Pour en savoir plus :
- Allocine.com (actualité du cinéma)
- Theatreonline.com (actualité du théâtre)

La joueuse
Se balader avec un jeu de cartes dans la poche, c'est un truc d'étudiant. Et alors ? Pourquoi pas ? Tout en déjeunant, jouer à la coinche, au bridge ou au tarot, au Monopoly ou encore à Risk, permet de vraiment se changer les idées. Le danger ? Devenir accroc et allonger les pauses…
Pour en savoir plus :
- Fédération française de tarot
- Jeuxdesociete.org (règles et critique de jeux)
- "La belote, carte à carte" >>> Consulter les librairies

La royale
Se faire inviter par son boss ou un prestataire est une bonne occasion pour bien manger et bien boire. Dans l'audit et le conseil, lorsque l'associé est présent, le budget du repas est souvent plus élevé. Mais attention à ne pas commettre d'impair. Attendez que la personne qui vous invite choisisse son menu pour respecter son budget. Pour le vin, laissez-le commander, et buvez avec modération. Bref, le repas relève plus du "royal" par sa qualité, que par sa capacité à vous détendre…
Pour en savoir plus :
- Le Guide Hachette des vins >>> Consulter les librairies
- "Le bonheur de séduire", N. de Rothschild >>> Consulter les librairies

La fausse sportive
2004 est une année exceptionnellement riche en évènements sportifs. Roland Garros, l'Euro 2004 au Portugal, le 91e tour de France : voilà de quoi satisfaire les plus férus de sport. Ces trois évènements s'enchaîneront à la perfection, sans se parasiter. Dès le 24 mai et jusqu'au 25 juillet (soit pendant trente jours travaillés), un match de tennis, un match de foot ou une étape du Tour pourront animer la pause déjeuner. De quoi patienter jusqu'aux vacances d'été. Puis les jeux olympiques d'Athènes 2004 prendront le relais au retour des vacances, du 13 au 29 août.
Pour en savoir plus :
- Site officiel de Roland Garros
- Site officiel de l'Euro 2004 au Portugal
- Site officiel du tour de France
- Site officiel des Jeux Olympiques d'Athènes 2004


6 idées de pauses "zen"
La relaxante
Pour se ressourcer, les massages et séances de méditation, de sophrologie ou de yoga ont la cote. CultureZen propose des massages sur chaise de 15 minutes, à 15 euros. "La société de gestion de portefeuilles Carmignac Gestion offre ce service à ses salariés, explique Gilles Kelaïdites, responsable marketing et commercial de CultureZen. Mais, généralement, nous conseillons de demander une participation de 5 euros pour chaque bénéficiaire." Autres entreprises friandes de massages pour leurs salariés : Aquarelle, Axa, Dell, Levi's, Novartis…
Pour en savoir plus :
- CultureZen (massages au bureau)

La médicale
Certes vous pouvez avoir une rage de dent qui justifie une visite chez le dentiste. Vous pouvez également avoir un gros rhume qui vous oblige à vous traîner jusqu'au généraliste. Mais à l'heure du trou de la Sécu, les rendez-vous médicaux à l'heure du déjeuner sont tendance. Avant ou après le déjeuner, on va chez l'ophtalmo, l'ORL ou encore le psy. "Je ménage deux créneaux par semaine pour les rendez-vous à midi, explique ainsi Michel Nahon, médecin généraliste à Paris. Ce sont exclusivement des salariés qui viennent. En ayant leur rendez-vous pendant la pause déjeuner, ils gagnent du temps. Cela leur évite de courir le soir ou le samedi." Problème : la notion de médecin de famille en prend pour son grade.
Pour en savoir plus :
- Les Pages Jaunes (le meilleur moyen de trouver un spécialiste)

La réparatrice
Fatigue, stress, déprime, rien ne résiste à la pause crapuleuse, la fameuse sieste. "Dormir après le repas, entraîne une baisse de la tension et de la température du corps, qui améliore le bien-être", indique Françoise Delormas, médecin et directrice de l'association Prosom. Des vertus qui affectent aussi les entreprises. Selon des chercheurs britanniques, la sieste permettrait aux entreprises d'économiser près de trois milliards de livres. "Nous traversons des baisses de vigilance tout au long de la journée, qui diminuent notre productivité, poursuit Françoise Delormas. Une petite sieste suffirait pour palier à ce phénomène". Mais attention, les abus peuvent provoquer des troubles du sommeil. "Il est important d'apprendre à gérer son horloge biologique dès le plus jeune âge. Et c'est moins difficile qu'on ne le pense. Il faut avant tout être à l'écoute de son corps et attentif à ses besoins". En Chine, le droit à la sieste est inscrit dans la constitution de 1949.
Pour en savoir plus :
- L'éloge de la sieste de Bruno Comby >>> Consulter les librairies
- L'art de la sieste de Thierry Paquot >>> Consulter les librairies

La dépensière
Le shopping de midi reste un grand classique dans les agglomérations. Cette activité arrive d'ailleurs en tête dans l'enquête en ligne réalisée par le Journal du Management (du 19 mars au 7 avril, 1036 réponses) avec plus de 55 % des réponses à la question "Quelles sont les activités qu'il vous arrive d'avoir à midi ?". Activité parfois utile, souvent futile, le shopping permet aussi de se déconnecter, de penser à soi, de se faire plaisir. Du lèche-vitrine à l'achat compulsif, il peut être rapide, efficace et bon marché, comme long et onéreux. Activité à haut risque.
Pour en savoir plus :
- "Paris pas cher 2004" >>> Consulter les librairies
- Le Journal des Femmes (pour trouver des idées d'achat)

L'egocentrique
Le break de midi laisse le temps de se refaire une beauté. Coupe de cheveux avec massage en prime, soins du visage, manucure… ces rendez-vous permettent en plus de se détresser. Chez Point Soleil, réseau de centres de bronzage, on insiste sur le côté relaxant du bronzage en cabine. On conseille des temps d'exposition de cinq à trente minutes maximum, selon la couleur de sa peau, une à deux fois par mois. Chez Epil Center, on estime que le créneau 12-14 h représente un tiers de la fréquentation quotidienne dans les zones de bureaux. Sans rendez-vous, il faut compter 5 à 10 minutes d'attente.
Pour en savoir plus :
- Point Soleil
- Spa Cinq Mondes

La verte
Pour ceux qui travaillent loin d'une grande ville, au bord de la mer, à la montagne ou à la campagne, le break de midi peut être l'occasion de se ressourcer dans la nature. Environ deux fois par semaine, Hugues Cochard, créateur d'entreprise à Lorient, fait un footing en bord de mer, déjeune au restaurant ou pique-nique sur la plage, le plus souvent avec sa femme. "C'est une excellente coupure dans la journée qui permet de relativiser les problèmes et d'y trouver des solutions souvent plus pertinentes", raconte-t-il.
Pour en savoir plus :
- Points de chute pour les Parisiens, sur le site de la mairie de Paris


6 idées de pauses "solitaires"
L'isolante
Souffler c'est pour vous se retrouver seul, loin des problèmes des autres, du brouhaha ? Alors la pause solitaire est la formule qui vous convient le mieux. Elle commence par le lecture, plus ou moins assidue, de la presse, en terrasse ou les pieds posés sur le bureau. Pour les plus littéraires, elle sera l'occasion de se plonger dans un bon bouquin. Le meilleur moyen d'oublier tout le reste pendant quelques instants. Bien entendu, pas besoin de lecture pour pratiquer la pause du solitaire : vous pouvez également (au choix) rester seul au bureau, vous enfermer dans votre voiture avec un sandwich ou encore vous asseoir sur un banc public.
Pour en savoir plus :
- La sélection de livres de l'Internaute

L'évasion
Certains profitent de leur pause déjeuner pour tenter de faire avancer leurs démarches administratives. D'autres en profitent pour s'évader, avec préméditation, en préparant leurs prochaines vacances ou encore les week-ends à venir. Une façon simple de s'offrir une tranche de rêve et de se fixer des objectifs motivants. Cette évasion au bureau est bien connue, notamment chez les voyagistes sur Internet. "A midi, l'audience du site reste très élevée, explique-t-on chez Voyages-SNCF. Cela signifie que les gens réservent leur voyage pendant les heures de bureau. En particulier un peu avant midi et un peu après la pose déjeuner, peut-être parce qu'ils ont parlé de leur vacances à table. Mais il y en a également beaucoup qui réservent ou se renseignent sur leur voyage pendant la pose déjeuner."
Pour en savoir plus :
- Voyages-SNCF
- L'Internaute Voyager

La sournoise
Aussi sournois que cela puisse paraître, la pause de midi semble être le moment choisi par les salariés pour se connecter sur les sites d'offres d'emploi. "Le plus fort de notre audience se situe le lundi entre 11h et 14h, indique Cyril Janin, président du directoire de Keljob.com. Le lundi 22 mars, plus de 35 % des visites sur notre site ont eu lieu entre 11h et 14h. On peut donc penser que nos visiteurs se connectent depuis leur bureau, pendant la pause déjeuner. Le lundi signe la fin du week-end et le dur retour à la réalité. C'est le moment choisi par les salariés pour penser à changer d'emploi."
Pour en savoir plus :
- Keljob.com (moteur de recherche d'emplois)
- EmploiCenter
- "Je suis un sournois", de P. Duncan >>> Consulter les librairies

La pantouflarde
Pour décompresser à midi, rien de tel qu'un retour à la maison. "Je dispose de deux heures le midi et mon lieu de travail et mon appartement sont séparés par seulement cinq stations de métro, explique Stéphanie Kinsbourg, assistante commerciale. Je rentre chez moi environ une fois par semaine, ajoute-t-elle. Mon conjoint travaillant à la maison, la pause de midi est un bon compromis pour passer du temps ensemble."
Pour en savoir plus :
- Pantoufles traditionnelles
- De Particulier à Particulier

La stratégique
En tout travailleur sommeille un stratège qui, un jour ou l'autre, lui fait dire : "Ne m'attendez pas, je ne déjeune pas ce midi. Ce soir, il faut que je parte tôt". Mais la stratégie est chose délicate. Dans la majorité des cas, le calcul ne fonctionne guère. Non seulement le salarié ne partira pas plus tôt, mais en plus, il aura perdu sa pause déjeuner.
Pour en savoir plus :
- Fondation pour la recherche stratégique

La passionnée
Amateurs d'œnologie, passionnés d'ornithologie ou de philatélie et autres collectionneurs en tout genre, consacrent leur temps libre à leur passion, la pause déjeuner n'échappant pas aux plus mordus. Une pause solitaire, à moins de trouver un collègue qui partage la même passion. Si vous ne savez pas encore comment occuper vos pauses, trouvez-vous une passion.
Pour en savoir plus :
- Collectiondumonde.com (un site pour tous les collectionneurs)
- Oenologie.fr (site consacré à l'œnologie)


6 idées de pauses "collectives"
La communautaire
"Permettre d'échanger" Mayssam Ali-Hassan
Les plus dévoués profitent de la pause déjeuner pour se consacrer à une association, un comité d'entreprise ou un syndicat. Mayssam Ali-Hassan, délégué syndicale CGT du groupe Devoteam et ingénieur en informatique mène une activité syndicale presque tous les jours, pendant la pause déjeuner. "C'est une bonne occasion pour distribuer les tracts lors des entrées et sorties, explique-t-il. Le déjeuner peut permettre d'échanger et de discuter directement avec les délégués d'autres syndicats ou d'autres sociétés de notre secteur d'activité. A midi, je peux aussi prendre rendez-vous avec les collègues en difficulté pour les aider à dépasser ou résoudre certains problèmes : licenciement, harcèlement, information sur leur droit, le code du travail..."
Pour en savoir plus :
- La CFE-CGC la Défense (rencontres tous les premiers jeudis du mois)
- CFE-CGC
- UGICT-CGT
- CFDT Cadres
- FO cadres

La généreuse
97 % des associations ont besoin de bénévoles, bien avant l'argent (67 %) ou le matériel (65 %), selon une étude de France Bénévolat. "La pause déjeuner offre quelques possibilités d'apporter son aide à une association, souligne André Hochberg, délégué général. Les hôpitaux et les maisons de retraite ont besoin de volontaires pour s'occuper d'un malade ou d'une personne âgée. Les écoles et les centres spécialisés pour enfants peuvent être eux-aussi à la recherche de bénévoles entre midi et 14h". Voilà une bonne occasion de faire un premier pas vers l'engagement solidaire.
Pour en savoir plus :
- France Bénévolat (annuaire des associations)

La papoteuse
Rester en contact avec des personnes, c'est aussi maintenir le lien téléphonique. Certains profitent donc de leur pause déjeuner pour appeler la famille, les copains ou les anciens collègues. Un exercice que l'entreprise n'apprécie guère quand ces appels sont passés depuis les lignes téléphoniques du bureau. Un exercice que votre opérateur mobile apprécie quand les appels sont passés depuis le portable. "Je paye plus de 200 euros par mois en téléphone portable, explique Marie, responsable marketing chez un éditeur de logiciels. Je téléphone aux enfants, à mes parents ou à mes amis, pour préparer un ciné ou un restaurant."
Pour en savoir plus :
- Budgetelecom.com (comparateur de prix télécoms)

La familiale
La pause de midi peut être l'occasion de déjeuner avec un proche ou un parent, parfois "pour ne pas avoir à déjeuner avec lui le week-end", précise l'une de nos lectrices. Un autre en profite pour retrouver des amis et ainsi "entretenir un réseau de connaissances", comme on entretient un réseau professionnel. Si vous n'avez ni famille ni amis, il vous reste la possibilité de vous inscrire dans un club ou une association organisant régulièrement des déjeuners, comme un think tank, une association de provinciaux à Paris, une association d'expatriés ou encore un "fight club".
Pour en savoir plus :
- Accueil-paris.org (association accueillant provinciaux et expatriés)
- Fight-club.com (site officiel du film)

L'extérieure
Avec les beaux jours, ce serait dommage de s'enfermer à l'heure du déjeuner. Pour profiter du ciel bleu, vous pouvez commencer par une petite terrasse de café ou de restaurant avec vos collègues, question de se croire, pendant quelques minutes, en vacances. Si vous êtes plus entreprenant, osez également le pique-nique. L'occasion de s'allonger un peu de l'herbe, de jouer au football (ou au freesbee pour les plus sédentaires), de demander à chacun de préparer un petit plat froid et de faire un barbecue collectif.
Pour en savoir plus :
- Le guide des restaurants avec terrasses >>> Consulter les librairies
- Pique-nique entre copains >>> Consulter les librairies

La spirituelle
La pause déjeuner peut aussi être l'occasion de se poser, de réfléchir, d'avoir un temps spirituel ou de pratiquer sa religion. A La Défense (Hauts-de-Seine), Notre-Dame de Pentecôte organise des messes les mardis, mercredis et jeudis midi. Leur fréquentation varie de 60 à 250 personnes. Le carême est chaque année un moment fort : pour le Jeudi Saint, à l'heure du déjeuner, 800 personnes ont participé au chemin de croix sur le parvis de La Défense. Le 11 septembre 2001, 500 personnes de toutes confessions, croyants ou non croyants ont convergé vers l'église à l'appel des cloches. Par ailleurs, l'atelier gospel réunit tous les quinze jours une cinquantaine de chanteurs.
Pour en savoir plus :
- Le site de la paroisse de La Défense
- Adresses des mosquées en France
- Adresses des synagogues en France


Aménager ses bureaux
Cinq principes pour aménager son poste de travail
Pour se sentir mieux derrière son bureau, certains petits gestes font la différence. Les conseils avisés d'un médecin du travail.

Au bureau, il suffit parfois d'un détail pour améliorer le confort des salariés. Une démarche qui n'est en rien un luxe : de nombreux problèmes de santé ont pour origine le travail et notamment l'ergonomie des postes. Les conseils du docteur Gérard Hansmaennel de l'Association interentreprises des médecins du travail du Bas-Rhin (AIMT 67) pour améliorer le poste de travail informatique.

1 Bien s'installer devant un ordinateur
Un poste de travail doit respecter une logique dans son aménagement. "Il faut toujours partir du clavier, et ensuite régler la chaise de telle sorte que les coudes soit à angle droit par rapport au plan de travail, explique Gérard Hansmaennel. Ensuite, l'angle tronc cuisse doit être supérieur à l'angle droit, l'idéal étant un angle de 105°." Voilà pour la position du corps. Pour la position de la tête, une règle à respecter : le haut de l'écran doit être à la hauteur des yeux afin de privilégier le regard vers le bas. Enfin, pour obtenir la meilleure distance entre l'œil et l'écran, un geste simple suffit : il faut pouvoir tendre le bras pour toucher l'écran, soit une distance oeil-écran de 50 à 60 centimètres.

2 Respecter la surface
D'après une norme Afnor (Association française de normalisation), le travailleur doit disposer au minimum d'une surface de 10 m². "Pour les bureaux partagés en open space, on recommande plutôt 12 à 15 m² par personne, en intégrant les surfaces des salles de réunion ou des espaces de convivialité." Le poste de travail en lui-même doit faire au moins 1 mètre 20 sur 80 centimètres de largeur, toujours d'après une norme Afnor. "Dans le cas d'un écran classique, on conseillera une profondeur de 90 centimètres pour avoir le recul nécessaire."

3 Assurer le confort visuel
La lumière d'un bureau doit être répartie sans produire d'éblouissement ni de zone d'ombre. On privilégiera la combinaison d'une lumière directe faible et indirecte plus forte. L'éclairage naturel doit être favorisé, avec quelques précautions. "Il ne faut pas être trop près d'une fenêtre, ni trop loin : à partir de six mètres de distance, on considère que le travailleur est dans un local sans fenêtre." Pour les postes situés à côté d'une fenêtre, mieux vaut placer l'ordinateur perpendiculairement à celle-ci. "Le choix des couleurs pour le confort visuel est également très important, souligne Gérard Hansmaennel. Les écrans noirs d'ordinateurs sont à éviter et la surface du mobilier doit être mate ou, au pire, demi-mate, dans des couleurs plutôt claires." Un petit truc pour reposer son regard : lever de temps à autre les yeux et regarder au loin.

4 Stabiliser la température
La température recommandée pour les bureaux se situe entre 22 et 26 °C maximum. Une fouchette difficile à respecter lors d'une canicule. Pour éviter les fortes fluctuations, les entreprises ont de plus en plus recours à l'air conditionné. Reste pour les autres la solution des stores. "De façon générale, il faut opter pour les stores extérieurs qui sont les plus efficaces contre la chaleur." L'humidité idéale est, elle, de 50 %. Enfin, il faut éviter les courants d'air et équiper les locaux d'une bonne ventilation.

5 Surveiller le bruit
C'est une règle élémentaire : il faut isoler au mieux le bureau des bruits extérieurs. Le volume sonore ne doit pas dépasser les 45 décibels. Mais attention à ne pas tomber dans l'excès inverse. "Si le niveau sonore ambiant est trop faible, tout le monde risque d'être dérangé par le moindre petit bruit", indique Gérard Hansmaennel.


Fêtes de fin d'année
Organisation : ce qu'il ne faut surtout pas faire
Préparer un Arbre de Noël ou une soirée avec les salariés demande de la minutie. La moindre gaffe peut prendre des proportions énormes. (octobre 2003)

Entre le robot rouge et le robot bleu, la différence semblait ténue. Pourtant, vous avez tout gâché en offrant le rouge : l'enfant s'est mis à pleurer en ouvrant son cadeau... Ne rigolez pas : cette histoire est un scénario possible. A Noël, cadeaux et fêtes demandent beaucoup de délicatesse, même (et surtout) en entreprise. Pierre-Loïc Chantereau, président du groupe Equation, cabinet de conseil en management, en connaît un rayon. Il est notamment l'auteur avec Alain Dubouillon de "La clé du management est dans le tiroir du fond : Croquis et Chroniques" (Village Mondial, 2003). Retour sur les cinq grands pièges à éviter en entreprise pour l'organisation des fêtes de fin d'année.

1 S'y prendre à la dernière minute
Les fêtes de fin d'année ont un point commun avec les vacances : en les organisant au dernier moment, vous risquez de n'avoir qu'un choix réduit, donc de mettre en danger la qualité de l'opération. En vous y prenant à l'avance, c'est-à-dire dès maintenant, vous pourrez au contraire avoir accès aux bonnes affaires, prendre le temps de comparer les formules et imaginez un scénario sur mesure. Certaines entreprises n'hésitent d'ailleurs pas à préparer leur fête de fin d'année dès avril : difficile de se mettre dans l'ambiance en plein printemps, mais cela vaut le coup...

2 Négliger les estomacs
Ce que les adultes remarquent le plus, c'est ce qu'ils ont dans leur assiette et dans leur verre. Mieux vaut donc être vigilant sur le choix du traiteur pour une soirée de fin d'année. Si votre budget ne vous permet pas le traiteur de qualité, autant privilégier une autre formule en choisissant, par exemple, un restaurant déjà éprouvé. Vous pouvez également mettre les salariés à contribution en leur demandant d'apporter pour un buffet leur spécialité culinaire. "De manière générale, il faut éviter les soirées en toc, note Pierre-Loïc Chantereau. Il n'y a rien de pire pour les grandes occasions que le faux champagne servi dans des verres en plastique."

3 Négliger les détails
Signez les yeux fermés avec un traiteur ou une agence événementielle et vous risquez par la suite d'être étonné en recevant une note très salée... Les heures supplémentaires peuvent par exemple vous êtes facturées non seulement pour la salle et la sono, mais aussi pour le service. Il faut donc éplucher avec minutie les contrats, mais aussi se renseigner sur les quantités prévues de nourriture et de boisson. En matière de boissons, attention à la formule open bar avec droit de bouchon : elle peut vous coûter entre 15 et 20 euros par salarié. Autre détail, qui n'en est pas un : le lieu. Si vous optez pour la location, il faut absolument se rendre sur place avant le jour J. L'organisation d'une fête de fin d'année n'est somme toute pas très éloignée de la préparation d'un mariage.

4 Jouer les hypocrites
Alors qu'une vague de licenciements se prépare, fêter la fin d'année et prononcer de beaux discours tient du mauvais goût. "Lorsque les événements extérieurs sont peu favorables, il vaut mieux ne rien faire", estime Pierre-Loïc Chantereau. Autre point délicat : la présence "forcée" des salariés et de leur conjoint. "Personne ne doit se sentir obligé de venir, c'est un moment de fête, pas un moment de travail."

5 Tout faire tout seul
Sachez quand il le faut avoir recours à une agence pour préparer une soirée ou un goûter pour les enfants. La gaffe, c'est de vouloir tout organiser soi-même ! Vous risquez alors d'y passer beaucoup de temps pour un budget qui risque, in fine, d'être comparable à celui d'un événement clé en main. En plus, il y a toujours des gens qui se plaignent. Autant que ces remarques concernent un prestataire plutôt qu'une personne de l'entreprise qui s'est démenée pendant plusieurs semaines...


GETSION

Veille stratégique
Cinq principes pour faire de la veille sans budget
Faire de la veille stratégique est à la portée de toutes les entreprises. Loin des questions de budgets et de temps, la veille est une attitude, une attention portée à son environnement. (juin 2004)

Pas toujours facile pour une TPE ou une PME de mobiliser les moyens financiers et le temps nécessaire pour mettre en place un système de veille. Et pourtant la veille représente un atout stratégique pour les entreprises, de toutes tailles, qui plus est si la concurrence est forte. Anticiper les tendances en matière réglementaire, concurentielle, sociale, et être en première position pour développer une innovation ou se lancer sur un nouveau marché, sont autant davantages décisifs pour une entreprise. Les conseils de Yann Guilain, directeur consulting chez Digimind, pour faire une veille efficace et utile en exploitant les ressources "naturelles" de l'environnement.

1 Cibler les besoins
"Il ne faut pas faire de la veille pour la veille", souligne Yann Guilain. La veille doit correspondre à un besoin qu'il faut définir préalablement en interne, via notamment l'identification précise du coeur du métier de l'entreprise. Une petite entreprise définira par exemple ses besoins d'information sur les deux ans à venir, selon des ambitions réalistes, en évitant de se lancer dans un vaste plan. "Pour initier cette démarche de veille, il est essentiel de se centrer sur un projet stratégique particulier et d'avoir une vision dynamique de la concurrence". Bref, l'entreprise doit avoir un but précis à court terme qui va lui permettre de canaliser les personnes et les efforts sur un objectif commun. Une stratégie qui lui permettra de mesurer les retombées de son action.

2 Identifier les acteurs
La veille s'appuie en grande partie sur des vecteurs d'information humains. Lorsque les besoins ont été correctement ciblés, l'entreprise doit identifier les salariés qui sont en contact avec les différentes sources d'information possibles. "Soit par leur personnalité, soit par leur position, ces personnes représentent des relais d'information organisés en réseau. Ces individus sont généralement très attentifs à leur environnement et communiquent aisément pour faire remonter l'information. Le facteur clé de succès de la veille tient dans la motivation de ces personnes, qu'il faut entretenir de diverses manières, en proposant par exemple des bonus, des primes, des cadeaux, des retours d'information ciblés..."

3 Récolter l'information
Pour récolter l'information, nul obligation pour l'entreprise d'utiliser un énorme outil technologique, surtout lorsque l'effectif se trouve entièrement concentré sur un même site. "La machine à café reste un lieu d'échange non négligeable pour la veille et l'e-mail un outil quotidien pour faire remonter l'information." Une surveillance de l'actualité du Web, des publications virtuelles ou "papier", des communiqués de presse des concurrents, une présence sur les salons en s'étant préalablement renseigné sur les entreprises présentes, sont des actes de base pour la veille stratégique. Il faut rester à l'écoute des tendances et traiter l'information de manière structurée : cibler les thèmes, les domaines ou les types d'information à chercher et définir le rôle de chacun pour éviter de récolter le tout-venant. Les informations récoltées seront alors stockées de manière organisée, généralement dans une mini-base de données.

4 Analyser les données
Les données récoltées sont ensuite analysées par rapport aux besoins émis au début du projet. "Ce travail doit être synthétisé dans des livrables qui aident à la décision. Par exemple, le document peut se présenter sous la forme d'un tableau de bord synthétique, utile à six mois. On y trouvera des graphiques ou tableaux, les chiffres de vente ou les argumentaires de la concurrence, et un résumé de cinq préconisations directement opérationnelles. Dans l'idéal et pour être véritablement efficace, ce document ne doit pas dépasser une feuille A4, et surtout ne pas ressembler à un rapport de 200 pages."

5 Diffuser pour agir
A ce stade du projet, la veille ne sert à rien si le résultat n'est pas diffusé auprès des collaborateurs de l'entreprise qui pourront agir en conséquence. Il faut donc que l'information digérée redescende vers les acteurs de l'entreprise. Les résultats de l'analyse des données représentent un outil de travail pour les différents services : marketing, recherche et développement, commercial... Pour cette raison, les informations doivent être diffusées rapidement afin d'éviter qu'elle ne deviennent obsolètes, et par là même tout le projet de veille.


Relation client multi-canal
Trois façons d'écouter ses clients
La satisfaction client est un indicateur délicat à intégrer dans un tableau de bord. Trois méthodes simples pour prendre ce pouls. (janvier 2004)

Comment mesurer le degré de satisfaction des clients ? La question est délicate, d'autant plus que les perceptions en la matière peuvent s'avérer très subjectives. Mais l'entreprise lancée dans une logique de CRM ne peut se permettre d'ignorer ce paramètre satisfaction client. Pour prendre en compte ce facteur, une seule règle s'impose : ouvrir des zones d'échange avec la clientèle afin de lui permettre de s'exprimer. Voici trois méthodes simples pour y arriver.

1 Le focus group
Le danger permanent de la logique multi-canal : la virtualité. Les clients ne connaissent pas physiquement l'entreprise, et vice-versa. Avant de plonger tête baissée dans le déploiement d'une stratégie de CRM, l'entreprise a donc tout intérêt à comprendre sa clientèle en mettant en place des focus groups avec cette même clientèle. Ces réunions d'échange permettront de cerner les problèmes et les attentes des clients, mais aussi de tester in vivo des projets en cours, comme le lancement d'un nouveau canal de communication. Certains prestataires proposent des formules clefs en main pour mettre en place de tels focus groups. Mais dans un premier temps, ces focus groups peuvent se limiter à un déjeuner où sont invités des clients issus du premier cercle (amis, famille...). Une règle à respecter : ces réunions sont dirigées par un animateur qui doit s'assurer que chaque client s'exprime.

2 Les enquêtes de satisfaction
Afin de concevoir un ROI qui intègre le paramètre "satisfaction client", l'entreprise doit être capable de faire remonter de nouveaux indicateurs dans son tableau de bord CRM. Au coeur de ce processus, figurent les enquêtes de satisfaction qui seront menées à un rythme régulier mais espacé (au maximum, deux fois par an). Ces questionnaires doivent d'une part quantifier des éléments déterminants de la relation client en proposant, par exemple, aux clients de noter leur degré de satisfaction sur une échelle. Ils doivent d'autre part qualifier les problèmes particuliers ou les suggestions en proposant des questions ouvertes. Selon l'activité de l'entreprise, ces enquêtes peuvent être réalisées par courrier postal, en ligne ou encore via téléphone. Afin d'augmenter le taux de réponse et le degré d'implication, l'envoi de ces enquêtes doit se faire si possible auprès de clients qui ont été en contact avec l'entreprise dans les jours précédents.

3 La mesure permanente
Pour alimenter au fil de l'eau un tableau de bord "satisfaction client", rien de mieux que d'intégrer cette dimension dans tous les points de contact existant entre l'entreprise et ses clients. Tous les formulaires, les bons de commande, mais aussi les échanges téléphoniques, doivent permettre aux clients de s'exprimer et de juger si le service ou le produit proposé est à leurs yeux satisfaisant. Cette remontée d'informations permanente permet à l'entreprise de suivre les impacts positifs ou négatifs des mesures prises en matière de relation client. Elle permet en outre de détecter des clients particulièrement satisfaits et insatisfaits afin de comprendre les éléments prépondérants de la relation client.


Création d'entreprise
La loi Dutreil en cinq points
La loi pour l'initiative économique compte faciliter l'accès à la création d'entreprise en simplifiant les démarches administratives et en allégeant la fiscalité. Revue des principales mesures. (février 2004)

La SARL à un euro : la mesure a marqué les esprits. Mais la loi pour l'initiative économique représente davantage. Voici les cinq principaux éléments de cette loi élaborée par Renaud Dutreil, secrétaire d'Etat aux PME, et publiée au Journal officiel le 5 août 2003.

1 Accessibilité de la création
Capital social de la SARL : libre détermination du montant
Domiciliation et exercice de l'activité chez soi pendant cinq ans
Cette facilité est soumise à conditions, disponibles au service de l'urbanisme de sa mairie.
Insaisissabilité de la résidence principale de l'entrepreneur individuel
Un acte notarié doit pour cela être établi.
Régime de transition salarié-créateur : un employeur ne peut opposer la clause d'exclusivité à un salarié en cours de création d'entreprise. Par ailleurs, le salarié-créateur peut bénéficier d'un congé ou d'un temps partiel d'une durée d'un an maximum.

2 Simplification administrative
Immatriculation en ligne et déclarations relatives à la modification de sa situation ou à la cessation.
Récépissé de dépôt de dossier de création d'entreprise. Il autorise le créateur à effectuer certaines démarches sans avoir à attendre la délivrance de l'extrait du Kbis. Il est délivré gratuitement par le greffier du tribunal de commerce ou par le CFE (Centre de formalités des entreprises).

3 Une fiscalité allégée
Réductions d'impôt pour les investisseurs individuels au capital d'une PME.
Meilleur traitement fiscal des pertes en capital subies par les créateurs d'entreprise.
Réductions d'impôt pour souscription de parts de Fonds d'investissement de proximité (FIP).
Transmission d'entreprise par donation : les droits de mutation et de donation pour les transmissions et donations d'entreprise aux salariés sont partiellement exonérés.
Plus-values : aménagement du régime de faveur des petites entreprises.
ISF : élargissement de l'exonération des biens professionnels.

4 Allégement des charges sociales
Exonération de charges sociales et régime salarié. La première année, le créateur-salarié est exonéré de charges sociales et conserve la protection sociale du régime salarié.
Paiement différé des charges sociales la première année. Le créateur peut aussi demander l'étalement des charges sociales sur cinq ans.
Pour les micro-entreprises, calcul des charges sur la base de leur revenu réel.

5 Aide au financement
Elargissement du dispositif Eden. Il s'agit d'une avance à taux 0 pour les créateurs en difficulté, par l'intermédiaire d'organismes comme France Active.
Utilisation des PEA, PEL et LEE. Les sommes versées dans un Plan d'épargne par actions, dans un Plan d'épargne logement ou dans un Livret d'épargne entreprise pourront être investies dans la création ou le développement d'une entreprise.

Devenir leader à la place du leader
Cinq principes pour être un challenger dangereux
Faut-il vraiment devenir leader ? C'est la première question que doit se poser l'entreprise challenger. (juin 2003)

"Un bon challenger, ne le reste jamais longtemps. Il devient tôt ou tard leader de quelque chose." Mais avant d'en arriver là , l'entreprise challenger doit suivre certaines règles au risque de faire fausse route. Avec l'appui d'Isabelle Schuiling et de Jean-Luc Charlier, professeurs en marketing à l'université catholique de Louvain, cinq principes essentiels, aux dimensions européennes.

1 Pourquoi devenir leader ?
La question peut prêter à sourire mais elle est pourtant essentielle. Sur des marchés à croissance faible (voire en contraction), sur des marchés atomisées à forte concurrence ou encore sur des marchés de nature oligopole, la volonté de devenir leader ne représente pas toujours la meilleure des stratégies. Le challenger risque alors d'investir lourdement pour un résultat, au final, insignifiant. Dans ces conditions, le challenger a tout intérêt à opter pour une croissance latérale en jouant, par exemple, la carte de la diversification avant le leader. Une autre façon de s'imposer.

2 Connaître son leader
Le challenger doit déterminer les moindres contours du marché et de son concurrent-leader. Cinq axes seront pour cela exploiter : le suivi de la presse, la consultation régulière des différentes banques de données du secteur, la surveillance des brevets, normes et de la réglementation, l'écoute du terrain (force commerciale, réseau de revendeurs, clients, fournisseurs…) et l'analyse en profondeur des produits ou services concurrents.

3 Benchmarker, mais pas trop
Les meilleures pratiques, mais aussi les pires, du leader sectoriel sont des éléments à disséquer. Ils permettront de cerner les failles exploitables (et les forteresses inattaquables) dans une optique de conquête. Ces éléments serviront à opérer une stratégie de changement au sein de l'entreprise afin d'accompagner l'offensive. Attention malgré tout à ne pas trop se nourrir du benchmarking. Dans certaines situations, cette démarche engendre une focalisation sur le concurrent, au détriment du client, et limite la culture de l'innovation. Deux points qui peuvent fragiliser le challenger et qui en font, dans les faits, un éternel suiveur.

4 Adapter sa stratégie
Trois formes de concurrence sont possibles pour le challenger : la guerre des prix (qui passe par une meilleure maîtrise des coûts), la différenciation (en apportant une valeur ajoutée, en ciblant une niche ou en façonnant une image de marque) ou la substitution (en proposant un produit ou un service qui remplisse les mêmes fonctions mais basé sur une technologie ou une organisation différente). Pour sélectionner la stratégie la plus adaptée, ou la combiner à d'autres, le challenger doit prendre en considération les faiblesses du leader, déterminer le niveau d'homogénéité du secteur (y'a-t-il des niches ?) et le degré d'extension du marché (y'a-t-il de nouveaux clients possibles ? peut-on opérer de la croissance externe ?). Cette analyse doit inclure à l'interne la chaîne des coûts et la qualité de la R&D.

5 Donner des signaux au marché
Un challenger qui passe à l'offensive doit le faire savoir. Outre la communication et le marketing, nécessaires pour la conquête client, l'entreprise dispose d'une palette de leviers qui seront interprétés comme autant de signaux. Parmi ces leviers : un recrutement haut de gamme (et notamment de collaborateurs issus du leader), la signature de partenariats, une nouvelle politique marketing, l'aménagement d'un nouveau siège social, la refonte de la marque ou du logo… Il faut cultiver la nouvelle posture.


Externalisation : difficile d'y résister
Cinq principes pour externaliser efficace
Il ne suffit pas de lancer un appel d'offres pour externaliser. Avant de se lancer dans le processus, cinq points vitaux sont à étudier de près. (septembre 2003)
On ne décrète pas l'externalisation, on la construit. Quelle que soit la fonction concernée, les entreprises qui souhaitent externaliser doivent établir en amont une feuille de route. Cette feuille de route définira les objectifs, les conditions et les moyens de contrôle de la démarche d'externalisation. Cinq principes essentiels doivent structurer cette feuille de route.

1 Une précision chirurgicale
Même pour l'externalisation d'une fonction support de base, comme par exemple la gestion de la paye, l'entreprise doit définir avec précision ce qui relèvera de ses compétences de ce qui relèvera des compétences du prestataire. Il est nécessaire ici de manier le bistouri interne-externe avec précision : toutes les zones d'ombre quant à la responsabilité seront, tôt ou tard, des foyers de dysfonctionnement. Pour être le plus précis possible, ne pas hésiter à s'appuyer sur les responsables internes de l'entreprise et sur les contrats types des prestataires. Ces derniers, habitués à ce genre d'opération, connaissent les contours classiques d'un processus d'externalisation. Pour les fonctions les plus stratégiques, un recours à l'audit est souvent nécessaire.

2 Etre sûr de son prestataire
L'externalisation dépasse le simple contrat de sous-traitance. Les notions de confiance et de pérennité sont essentielles pour que le duo entreprise-prestataire fonctionne. Bref, l'entreprise ne doit pas limiter sa sélection de prestataires sur le seul critère du coût. Selon la fonction concernée, d'autres facteurs doivent être jugés prépondérants : la proximité géographique (par exemple en logistique), les autres clients du prestataire (pour le commercial), le niveau technique proposé (en informatique)...

3 Pilote et co-pilote
Le pilotage de la fonction externalisée doit être clairement établi et ce, dès le départ. Généralement, cette démarche s'appuie sur un comité où siègent des représentants de l'entreprise cliente et des représentants du prestataire. Externaliser ne signifie donc pas gommer le rôle d'un responsable interne direct. L'entreprise doit au contraire continuer de disposer d'une personne (ou de plusieurs personnes) en charge du suivi de le fonction externalisée. Ce ou ces personnes seront les liens privilégiés entre l'entreprise et l'opérationnel réalisé par le prestataire. Ils seront les "experts maison". Cette structure est essentielle pour l'entreprise : elle ne doit jamais se retrouver en position de dépendance par rapport au prestataire, au risque de perdre son statut de client.

4 Etablir un tableau de bord
Pour piloter une fonction encore faut-il disposer d'indicateurs. La mise en place d'un tableau de bord apparaît aujourd'hui de plus en plus incontournable dans un processus d'externalisation. Pour élaborer cet outil, la solution la plus simple consiste en une superposition du tableau de bord déjà en place à l'interne sur la fonction concernée avec des indicateurs qui intégrent les éléments contractuels auxquels doit se plier le prestataire (par exemple, selon la fonction concernée, le nombre de contacts générés, la réduction des coûts de maintenance, la disponibilité du parc informatique...). Dans un second temps, ce tableau pourra être affiné selon les priorités de l'entreprise en y associant, notamment, une démarche qualité.

5 Penser nouvelles technologies
Ce n'est pas un hasard si le fort développement de l'externalisation au cours de la dernière décennie correspond à l'essor des nouvelles technologies. Ces dernières représentent autant d'outils et de supports qui permettent à l'entreprise de se fractionner tout en continuant à communiquer. La mise en place d'un intranet, le déploiement d'un centre de relation client multicanal ou d'une plate-forme d'archivage sont autant de points de départ possibles pour une démarche d'externalisation.



CARRIERE

Devenez polyglotte
Cinq astuces pour apprendre une langue relax
Se trouver un correspondant, partir en vacances à l'étranger ou encore lire Harry Potter en anglais : il est possible de découvrir une langue dans sa vie quotidienne. (juin 2004)

Avoir un bon copain
Pour apprendre une langue, rien ne vaut la pratique, toujours plus motivante lorsque l'on crée des liens d'amitiés. Tandem, un service proposé par Académie de Rouen, propose ainsi de mettre en relation des personnes souhaitant progresser dans une langue. Dans une paire, chacun apprend à l'autre sa langue maternelle, par mail, téléphone, visioconférence, chat ou de visu. Les apprenants définissent alternativement un objectif, qui peut correspondre avec un impératif professionnel. Par exemple, présenter une conférence par téléphone, ou envoyer un article par mail. Parmi les 31.338 paires, presque la moitié sont constituées d' actifs ou des retraités. "Les paires se corrigent de manière intuitive, sans faire référence à des règles" insiste Christine Reymond, professeur au lycée Blaise
Pascal de Rouen, coordinatrice pour Tandem dans le secondaire en France. Les langues les plus appareillées sont l'allemand et l'anglais et le français et l'anglais. Mais l'on trouve aussi des langues rares, telles que le quichua ou le goujarati.
Pour en savoir plus : Tandem

Se lancer "on your own"
Chaque matin et chaque soir, vous pestez dans les embouteillages ? Pourquoi ne pas optimiser ce temps perdu ? Vous pouvez par exemple suivre une méthode d'apprentissage d'une langue, en écoutant des CD audio en voiture. Pour ceux qui prennent le bus ou le métro, pas de panique. Pour apprendre une langue, rien de tel qu'un mini carnet de vocabulaire, où tous les mots inconnus doivent être notés. Très facile à sortir de sa poche dans le métro ou dans une salle d'attente... Assimil propose des méthodes d'apprentissage sans peine, s'inspirant des modes d'acquisition de la parole des enfants. Autant le dire : ces méthodes "sans peine" demandent tout de même une sacrée dose de volonté.
Pour en savoir plus : Assimil

Vivre au rythme d'un pays
Langue et culture sont intimement liées. Pour connaître l'une, on ne peut faire l'impasse sur l'autre. Pour apprendre une langue, commencez donc par vous intéresser à sa culture : sa production littéraire, cinématographique, musicale... Suivre l'actualité du ou des pays concernés s'avère également utile.
Sur Internet, presque tous les journaux sont accessibles. Dans les kiosques, on trouve aussi de nombreux titres étrangers comme The Economist, le Financial Times ou Newsweek. Le journal Vocable propose de son côté des sélections d'articles, en anglais, espagnol et allemand, avec quelques mots traduits. A noter également, l'édition du Monde datée du dimanche, qui offre en supplément une sélection d'articles du New York Times. Mais attention, suivre l'actualité d'un pays demande un niveau de départ relativement élevé.
Pour en savoir plus : Presse en ligne des membres de l'UE

Partir en vacances
Cet été, Jacques Barrot, commissaire européen responsable de la politique régionale, passera deux semaines dans un institut en Angleterre pour perfectionner son anglais, en immersion totale (les Echos du 22 juin 2004). Une formule qui n'est pas réservée aux élèves indisciplinés... Des centres et des instituts proposent de nombreux courts, y compris dans des lieux touristiques. Partir en vacances plusieurs semaines à l'étranger est un bon moyen de pratiquer une langue, et de se motiver pour persévérer dans son apprentissage. Ces formules d'immersion sont souvent coûteuses. L'échange de maison et l'apprentissage sur le tas restent les moyens les plus économiques de progresser pendant les vacances.
Pour en savoir plus : Echangedevacances.com - Immersion en Angleterre

S'intégrer dans une communauté
Pour les habitants des grandes villes, il n'est pas nécessaire de partir au bout du monde afin de découvrir une culture et une langue. Un petit détour par le quartier chinois, un déjeuner dans un restaurant italien, un arrêt à un institut culturel ou un peu de shopping dans un magasin japonais suffisent. A Paris, rue du faubourg Saint-Denis, dans le Xième arrondissement, les loueurs de cassette vidéo "made in India", les vendeurs de saris et les épiciers seront probablement ravis d'échanger quelques mots en hindi. Pour être vraiment entouré d'étrangers, vous pouvez aussi chercher à vous intégrer dans une communauté donnée. Il existe de nombreuses associations en France, comme celle des femmes britanniques qui organisent de nombreuses rencontres, des cours de bridge, des ateliers d'art... Les Argentins de France ont par exemple un site Internet, avec un forum permettant de communiquer et de se rencontrer.
Pour en savoir plus :
- The British and Commonwealth Women's Association
- Les Argentins de France
- Expatica


Retraite
Les principaux produits d'épargne individuels
Le salarié qui souhaite épargner pour sa retraite a le choix entre six formules. Certaines sont connues, d'autres le sont beaucoup moins. Panorama. (avril 2004)

S'il veut profiter de ses "vieux jours" dans de bonnes conditions, tout salarié se doit désormais de réfléchir au financement d'une partie de sa retraite. Epargner devient une nécessité dont l'objectif est aujourd'hui plus large : pouvoir répondre à ses futurs besoins, et parfois à ceux de ses enfants. En complément des produits d'épargne collectifs, voici un panorama des principaux dispositifs d'épargne individuels, qui réprésentent autant de compléments possibles dans le cadre de la retraite.
Les principaux produits d'épargne individuels

Perp
Le Plan d'épargne retraite populaire est un nouveau dispositif d'épargne, excluvisement dédié à la retraite
- Cotisations versées déductibles des revenus déclarés - La rente perçue est uniquement soumise à l'impôt sur les pensions
- En cas de décès, la rente est versée à un autre bénéficiaire

Assurance-vie
Conçu à la base pour organiser la transmission du patrimoine, l'assurance-vie offre de nombreuses possibilités et de nombreux avantages.
- Les montants et la periodicité sont libres sur les versements
- Prélèvement de 7,5 % sur les intérêts et plus-values, après un abattement annuel de 4 600 € (au bout de huit ans)
- Exonération des droits de succession

Pep assurance
Il n'est plus possible de souscrire un Plan d'épargne populaire assurance depuis septembre 2003. Mais ceux qui l'ont fait ont tout intérêt à conserver ce produit, très avantageux, pour construite leur épargne retraite.
- Possibilité d'obtenir des avances allant jusqu'à 80 % de l'épargne
- Exonération d'impôt (au bout de huit ans)
- Exonération des droits de succession

PEA
Le Plan d'épargne en actions est un outil de défiscalisation des plus-values actions.
- Les versements sont libres (limite totale de 132 000 €)
- Les plus-values et les dividendes sont exonérés d'impôt (au bout de cinq ans)

Tontine
A la fois assurance vie, Pep et fonds de pension, la tontine consiste à adhérer à une association et à investir en commun avec l'ensemble de ses membres. - Les montants et la périodicité sont libres (définis au moment de l'adhésion)
- Intérêts exonérés d'impôt ou soumis à une imposition réduite (au bout de 10 à 20 ans)
- Exonération d'impôt sur la fortune
- Exonération des droits de succession

Immobilier locatif
Par immobilier locatif, on entend l'achat de tout ou partie d'un bien immobilier dans le but de le louer.
- Permet de capter un revenu régulier sous forme de loyer
- A la vente du bien immobilier, possibilité de faire un profit sous la forme d'une plus-value (totalement exonérée d'impôt au bout de 15 ans)


Accélérer sa carrière
10 méthodes pour grimper
Suivre une locomotive, accepter une mission poubelle, tisser un réseau... Les méthodes possibles pour rebondir. (janvier 2004)

Qu'on se le dise, les leviers possibles pour accélérer sa carrière sont multiples. Certains sont basés sur l'opportunisme, donc sur une dose de hasard, d'autres correspondent au contraire à une démarche davantage construite. Dans ce tableau, ont été regroupées les dix méthodes les plus réputées pour forcer son destin professionnel. Mais attention, certaines de ces méthodes sont risquées et sont à manipuler avec précaution.

S'ouvrir à la formation
Engranger de nouvelles compétences au travers de formations reconnues
Moins de 35 ans

S'expatrier
Accepter de partir à l'étranger pour prouver ses capacités d'adaptation (lire l'article)
Moins de 35 ans

Jouer la carte de la mobilité transversale
Changer de poste tous les deux ou trois ans, en favorisant des expériences différentes (lire l'article)
Moins de 40 ans

Accepter la mission poubelle
Accepter un projet risqué ou peu glorieux en espérant un renvoi d'ascenceur
Moins de 40 ans

Suivre une locomotive
Devenir le dauphin d'un des cadres supérieurs les plus en vue de l'entreprise
Moins de 45 ans

Changer d'entreprise
Intégrer une autre structure, dès que sa situation professionnelle actuelle est dans une impasse (lire l'article)
Tout au long de la carrière

Créer une entreprise
Choisir la voie de l'indépendance et de la prise de risque pour se faire remarquer (lire l'article)
Tout au long de la carrière

S'appuyer sur un réseau
Faire partie des cercles d'influence dans votre secteur d'activité
Tout au long de la carrière

S'imposer comme un expert
Publier des articles, des livres et participer à des colloques pour être considéré comme une référence
Tout au long de la carrière

Se positionner lors d'une restructuration
Profiter d'une réorganisation pour se faire une place au soleil
Tout au long de la carrière


Negocier son salaire
Christian Rabaud (Apec)
"Les résultats, les objectifs puis la demande"

Christian Rabaud est responsable du centre Essone de l'Apec. Il y côtoie des cadres qui, face à la situation du marché de l'emploi, ne savent plus toujours comment négocier une augmentation de salaire. Ses conseils : préparer, chiffres à l'appui, cette négociation et s'inscrire dans une relation gagnant-gagnant.

Quel est le moment privilégié pour négocier une augmentation de salaire ?
Christian Rabaud. Le meilleur moment est l'entretien annuel avec son supérieur hiérarchique. Il faut le préparer avec beaucoup de soins. Je conseille de faire un petit bilan des objectifs, des résultats, de ses plus belles réalisations et de montrer ce que son action a apporté à l'entreprise. Il est important d'insister sur les résultats obtenus et de démontrer point par point ce qu'on avance. Ensuite, il faut aborder les objectifs pour les mois à venir. S'ils sont plus importants ou si on obtient des responsabilités supérieures, il est alors possible de négocier une hausse correspondante. Mais attention, il faut respecter deux temps distincts dans cette négociation. Un commercial n'arrive pas en donnant immédiatement ses prix au client. Il commence par parler avec lui, définir ses besoins, présenter ses produits… Ce n'est qu'à la fin que le commercial fait une proposition chiffrée au client. La négociation d'une hausse de salaire se fait selon le même schéma.

Sur quels éléments concrets peut-on négocier ?
Selon la culture de l'entreprise, on privilégiera l'augmentation de la partie fixe, l'attribution d'une prime ou d'une partie variable supérieure. D'autres éléments peuvent être également intéressants, comme la hausse de la cotisation à une caisse de retraite complémentaire ou les stock-options.

A quoi faut-il faire attention dans la définition des objectifs ?
Il est très important de bien étudier avec son supérieur hiérarchique la manière de mesurer les objectifs. Autre élément essentiel à clarifier : la façon de calculer la part variable. Il faut à tout prix éviter le non-dit et se méfier des fausses promesses. Le non-dit installe un mauvais climat et les fausses promesses correspondent à une vue à court terme.

Sur quoi s'appuyer pour demander un montant précis ?
Les cadres peuvent se référer à des bases de données sur les salaires comme celle de l'Apec. La plupart des périodiques diffusent régulièrement des enquêtes sur les salaires. Donner des éléments chiffrés à son supérieur hiérarchique peut être un plus. Mais il faut toujours éviter d'être complètement hors grille, au-delà de ce qui se pratique dans l'entreprise.

Faut-il toujours s'adresser à son "n+1" ?
Oui. Dans le meilleur des cas, le salarié s'adresse à son n+1 lors de l'entretien annuel. S'il n'y a pas d'évaluation, il vaut toujours mieux en parler à son supérieur direct avant le DRH ou le PDG. Ce soutien est très important.

Faut-il tenir compte de la situation économique de l'entreprise ?
Il faut évidemment prendre en considération la santé financière de l'entreprise, sa stratégie et le climat qui y règne ainsi que ses propres efforts. Les paramètres liés à l'entreprise sont plus pertinents que la conjoncture économique. L'idéal étant de montrer que ses efforts ont contribué au développement de l'entreprise.

Et quelle attitude adopter lors de cette négociation ?
C'est un sujet qu'il faut aborder dans le calme, sans animosité, ni passion. Il faut s'inscrire dans une relation gagnant-gagnant, ne pas demander à tout va des augmentations. Car même si le salaire est un aspect fondamental, l'intérêt du travail compte également beaucoup.
Un témoignage, une question, un commentaire sur ce dossier ?


Se mettre au vert
La check-list pour partir serein
On ne quitte pas la ville sur un coup de tête, par un beau dimanche ensoleillé. Le projet doit être mûri. Quelques règles pour éviter les grands pièges. (octobre 2003)

Quitter la ville pour se poser en province sans coup férir peut être une formule très risquée. Se mettre au vert est un projet de vie impliquant toute sa famille et ayant des conséquences professionnelles importantes. Mieux vaut donc préparer le terrain et s'assurer que tous les indicateurs sont au vert avant de se lancer. Cinq principes pour vous y aider, réalisés à partir des témoignages de ceux qui ont franchi le pas et en collaboration avec le Collectif Ville-Campagne, une structure qui accompagne les néo-ruraux.

1 Ne pas se précipiter
Premier conseil, donné aussi bien par le Collectif Ville-Campagne que par tous les néo-ruraux : pour se mettre au vert, il faut prendre son temps. "Un minimum de six mois semble nécessaire pour se préparer matériellement mais aussi psychologiquement", prévient Bruno Bolle-Reddat, consultant en coaching de projet, installé à Eloie (Territoire de Belfort) depuis trois ans. Le choix du lieu, les négociations avec l'employeur, les démarches liées à la création d'une entreprise ou encore les discussions avec la famille nécessitent beaucoup de temps et, parfois, une forte capacité à convaincre. Une fois le projet ficelé, il ne faut pas hésiter à se donner une période de test d'au moins un an (afin de tester toutes les grandes périodes de l'année) pour définitivement valider le projet. Pour les propriétaires immobiliers, plutôt que de vendre précipitamment pour quitter la ville, une période de transition peut être aménagée en optant pour la location du bien.

2 Définir son projet de vie
"Nous conseillons aux personnes souhaitant s'installer en milieu rural de bien définir leur projet, et pour cela de l'écrire noir sur blanc", explique Claire Dutray, chargée de mission pour le Collectif Ville-Campagne. Ce scénario ne doit pas se limiter aux seuls paramètres professionnels. Il est indispensable de prendre en compte la situation familiale dans la définition du projet : tous les membres de la famille sont-ils en adéquation avec le projet ? A quelle école iront les enfants ? Pourront-ils continuer toutes leurs activités péri-scolaires ? Le conjoint pourra-t-il travailler ? S'intégrer facilement ? Pour ceux qui choisissent de faire la navette en TGV plusieurs fois par semaine, mieux vaut en général prévoir que le conjoint reste à la maison pour assurer l'intendance…

3 Bien choisir le lieu
Partir certes, mais encore faut-il savoir où. "Il faut bien choisir sa destination, le lieu doit correspondre à un besoin profond pour que la motivation soit entière", explique Elisabeth Schwebel, responsable de projet multimédia installée à La Baule (Loire-Atlantique) depuis quatre ans. Mais le coup de cœur ne suffit pas. Il est également conseillé de se renseigner sur les déplacements (à quelles distances se situent l'école, la gare et l'autoroute les plus proches) et sur les services accessibles ou non sur place (commerces, ADSL, couverture du téléphone mobile…). Si vous comptez effectuer de nombreux déplacements, tenez compte des horaires et de la fréquence des trains ou des avions. Pour Sébastien Pacreau, chef de projet Internet qui vit à Nantes depuis deux mois,"il faut également "connaître le marché de l'emploi local et visiter la ville pour se familiariser avec son nouveau cadre de vie". Et pas seulement pendant les beaux jours… rendez-vous sur place en automne ou en hiver. Les week-ends et les vacances, effectués à différents moments de l'année, sont une bonne façon d'évaluer le lieu. Autre paramètre important : la sociabilisation. Connaître des amis ou avoir de la famille sur place, mais aussi s'installer dans une région où les néo-ruraux sont nombreux, peut être un coup de pouce salutaire pour tisser des relations locales.

4 "Keep in touch"
Si vous télé-travaillez une partie de la semaine ou toute la semaine, il est nécessaire de bien verrouiller votre statut dans votre contrat de travail. Tenez compte de la culture d'entreprise. "Il faut s'assurer que l'entreprise accepte bien ce mode de travail. Et attention aux jalousies !", prévient Maxime Bertrand, qui habite à St-Christol les Ales (Gard) depuis trois ans et travaille trois jours par semaine à Paris, le reste du temps chez lui. Les négociations avec l'entreprise devront également prendre en compte les frais annexes (transport, télécoms). De manière générale, gardez un maximum de contact avec votre entreprise pour éviter d'être mis à l'écart et sachez être présent aux moments importants. Restez également en contact avec la ville et vos amis. Si votre conjoint ne travaille pas, il peut rapidement se sentir isolé.

5 Se faire accompagner
Il est souvent difficile de trouver un emploi en milieu rural. Beaucoup de cadres choisissent donc de se mettre à leur compte ou de créer une entreprise. "Il ne faut pas hésiter à contacter les structures d'accompagnement à la création d'entreprise comme l'Apce, les plate-formes d'initiatives locales, les chambres de commerces et de métiers, les boutiques de gestion, souligne Claire Dutray. Rien ne vaut l'exemple : on conseille en général de rencontrer les professionnels qui ont mené un projet similaire." Même principe pour ceux qui optent pour le télé-travail : il est utile de rencontrer des personnes qui au sein de l'entreprise, ou dans d'autres entreprises, ont choisi cette formule.
[AM-L19MRW]
 
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